Commissioner Moscovici's introductory remarks at the Eurogroup press conference - EU monitor

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Woensdag 13 november 2019
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Met dank overgenomen van P. (Pierre) Moscovici i, gepubliceerd op donderdag 7 november 2019.

Bonsoir. Comme vous le savez, l'Eurogroupe d'octobre était censé être mon dernier. Je vous avais fait des adieux émus, encore plus émus aux membres de l'Eurogroupe. Mais finalement me revoilà, non pas ressuscité mais prolongé, ce qui est la preuve que même quand on fait des prévisions économiques comme c'était mon cas aujourd'hui, on ne peut pas tout prévoir Je ne vais pas vous refaire mes adieux parce que j'espère que ce sera la dernière fois, je souhaite que la nouvelle Commission puisse maintenant s'installer, que mon successeur Paolo Gentiloni i puisse prendre les dossiers, mais on verra.

J'étais quand même très content d'être encore là aujourd'hui,d'abord parce que c'est toujours un plaisir d'être membre de l'Eurogroupe depuis maintenant sept ans et demi et pour pouvoir dire bienvenue à Christine Lagarde i qui a participé à son premier Eurogroupe en tant que Présidente de la Banque Centrale Européenne. Il y en a eu beaucoup d'autres : comme ministre des Finances et pendant l'aventure grecque comme Directrice Générale du FMI. L'Eurogroupe est un forum que Christine connait très bien et je suis certain qu'elle y fera une contribution précieuse dans les années à venir. Si j'ai un regret, c'est de ne pas pouvoir être assis à côté d'elle comme je l'ai été pendant tant d'années aux côtés de Mario Draghi i.

J'ai présenté à l'Eurogroupe cet après-midi nos prévisions économiques d'automne. Comme j'ai eu l'occasion de vous dire ce matin, si les fondamentaux de l'économie européenne devraient rester robustes en 2019, 2020 et 2021, la croissance est néanmoins freinée par les tensions et incertitudes commerciales, qui s'ajoutent à la faiblesse de la demande mondiale et à des changements structurels, et pèsent notamment sur l'industrie manufacturière.

Nous entrons donc dans un nouveau régime de croissance qui est ralenti et qui peut être durable. Le rebond que nous escomptions pour 2020 ou 2021 n'est plus là d'après nos prévisions. Ce sera à l'Eurogroupe, avec la prochaine Commission, de préparer les politiques économiques et budgétaires appropriées pour protéger et renforcer la zone euro pendant cette période plus difficile que celle des dernières années qu'elle va traverser. Je saisis l'occasion pour vous rappeler que nous présenterons les opinions sur les projets de budget de nos Etats-membres le 20 novembre.

Dans ce contexte, la discussion que nous avons eue sur les investissements dans la recherche et l'innovation était particulièrement importante. Nous risquons de voir notre économie éclipsée dans les années à venir par nos concurrents. Car si les montants globaux investis en Europe dans la recherche ont augmenté ces dernières décennies, la part européenne de ces investissements au niveau mondial continue de diminuer. Nous avons été doublés par la Chine et en termes absolus et en termes relatifs.

C'est donc un enjeu tout à fait crucial, un enjeu de survie, si on veut booster la convergence, la résilience et la capacité d'ajustement de nos économies, rester des leaders mondiaux, rester ce que nous sommes, comme la première économie du monde Et c'est une discussion pertinente dans le contexte des discussions en cours sur le Cadre Financier Pluriannuel. Je souhaite vivement que les chefs d'Etat et de gouvernement, le Conseil, soient ambitieux en matière de recherche et de développement et que le prochain budget de l'Union Européenne, comme la prochaine génération de fonds structurels, ou encore InvestEU, soient des appoints très puissants qui nous permettent de rester dans la course.

As Mario said we also took forward our discussions today on the reform of the ESM Treaty, the establishment of the backstop, and crucially on EDIS, which is the essential third leg of the banking union. I am now the veteran in the Eurogroup. I was there in 2012 and 2013 when we launched banking union. It was clear from the start that it was a three-pillar approach: supervision, resolution and EDIS. We were lacking this third pillar and it is good that today at last we opened the discussion on it.

The update we heard on the discussions that have taken place since the summer in the High Level Working Group on EDIS, to which the Commission has been providing technical assistance, was rather encouraging. The Group is expected to deliver a roadmap on political negotiations on EDIS no later than December. It is vital that this deadline is respected.

As you will recall, the Commission made its proposal on EDIS back in 2015. And in October 2017 we presented pragmatic ideas to speed up the process by advancing in parallel on risk-reduction and risk-sharing measures. It is absolutely decisive to have this balance, security on the one hand, solidarity on the other hand. You will not be surprised to hear that the Commission considers its proposal as a good way forward.

Progress on EDIS is long overdue, all the more given that we have now greatly advanced our work on reducing risk in the Banking Union. So the improvement in the mood music, which we can see in the tone of the discussions between Member States and in the contribution from Olaf Scholz this week, which is a breakthrough if I look at the German attitude in the recent yearsis welcome. We can be more optimistic after this meeting than ever before.

We look forward to a balanced outcome from the High Level Working Group. Our ambition is to agree on the principles of how EDIS could be introduced in phases, and to start political discussions with the European Parliament and the Council on legislation for the first phase.

Donc je vous dis merci, jusqu'à la prochaine fois… ou pas!

SPEECH/19/6239

 

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